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Modélisation et Analyse pour la Recherche Côtière

Les Mesures

L’espace maritime demeure un espace physique difficile à appréhender dans sa globalité.

Les moyens de mesure dont on dispose ne permettent pas encore, et ce pour longtemps, d’en avoir une connaissance synoptique, c’est-à-dire simultanément et en tout lieu.

Il s’agit de :

  • moyens de mesures directes dans le milieu (in situ) ; mais ces mesures ne sont en général que très ponctuelles et parcellaires dues à la difficulté de les mener à bien et à leur coût ;
  • moyens de mesures indirectes et à distance (la télédetection) ; ces mesures notamment acquises par satellite ainsi que par les systèmes radar terrestres ;
  • des modèles numériques qui présentent l’avantage d’être un échantillonneur parfait : ils donnent un accès à une information sur tout le domaine représenté et à l’instant que l’on souhaite. Mais ils ne demeurent que des simplifications de la réalité et ne représentent en fait que ce qui en a été compris et donc modélisé.

Une information sera donc d’autant meilleure qu’elle résultera de la synthèse de ces différentes approches dans la mesure du possible (i.e. la disponibilité des différentes informations).

La validation des modèles : confrontation avec la réalité.

Comme les modèles ne sont qu’une simplification de la réalité, il faut les comparer aux mesures in-situ.

La figure suivante montre une comparaison entre la surcote enregistrée au marégraphe de Brest et celle reproduite par les différents modèles (de la large emprise à la petite emprise) qui couvrent le port de Brest sur la période du mois de Novembre 1999 au mois de mars 2000.

Surcote vue dans les differents modeles au port de Brest et comparaison avec la mesure du maregraphe

Surcote vue dans les différents modèles au port de Brest et comparaison avec la mesure du marégraphe (le signale de marée astronomique a été retiré).

On constate que bien que des écarts de l’ordre de 10 cm peuvent être enregistrés ponctuellement l’information produite est pertinente : les tendances sont pratiquement toujours correctes et la majeure partie du temps les écarts sont inférieures à 3 cm.

La dernière figure montre une comparaison modèle mesure sur le courant reproduit dans les modèles dans le chenal du Fromveur.

L’accord est relativement correct. Les signaux reproduits sont correctement phasés avec les mesures (les renverses ont bien lieu en même temps).
En revanche la valeur du courant composante par composant peut être élevée : on le constate notamment sur la composante V (composante Sud nord du courant).
Montrant ainsi les limites d’une interprétation trop ponctuelle des résultats de ce type de modèle : le modèle ne fournit qu’une information par maille (soit sur une surface de 90000 m2 pour le rang3) et l’on compare cela à une mesure quasi ponctuelle (le courantomètre à effet doppler utilisé ici est un instrument qui échantillonne une colonne d’eau de quelque m2 au plus).

Comparaison modele mesures de courant dans le Fromveur

Comparaison modèle-mesures de courant dans le Fromveur (passage étroit entre l’île d’Ouessant et de Molène).